Niveaux de vie et inégalités de revenus dans le Grand Genève

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12.02.26 - Offre de soins dans le Territoire franco-valdo-genevois
Le Territoire franco-valdo-genevois présente des différences géographiques dans son offre de soins. En 2025, le nombre de médecins par habitant est trois fois plus élevé dans la partie suisse que dans la partie française. Cette disparité est également marquée pour les médecins de proximité, regroupant les médecins généralistes et les pédiatres. Au sein de la partie française, l’accès aux soins est disparate, notamment avec une accessibilité aux médecins généralistes libéraux plus difficile dans l’Ain et près de la frontière. Les médecins sont en moyenne plus âgés dans la partie suisse que dans la partie française. Parmi l’ensemble des médecins, il y a plus d’hommes que de femmes côté suisse, alors que la parité est établie côté français. Dans la partie suisse du Territoire franco-valdo-genevois, un médecin autorisé à pratiquer sur quatre a obtenu son titre postgrade à l’étranger. Ce sont les titres obtenus en France qui arrivent en tête.

Dans la partie suisse, le nombre de dentistes par habitant est deux fois plus élevé que dans la partie française du Territoire franco-valdo-genevois. Les dentistes exerçant en Suisse sont plus âgés que ceux côté français et un sur deux possède un diplôme d’origine étrangère.

En 2023, le nombre de lits hospitaliers par habitant dans la partie suisse du Territoire franco-valdo-genevois est comparable à celui de la Haute-Savoie. Ce dernier fait pourtant partie, avec l’Ain, des départements les moins bien dotés d’Auvergne-Rhône-Alpes. Les places dans les institutions médico-sociales (Ehpad et EMS) sont réparties de manière presque équivalente de chaque côté de la frontière. Les principales disparités de la zone se situent entre l’Ain et la Haute-Savoie.

Enfin, la densité de pharmacies est moins importante côté français. Le canton de Genève est le mieux pourvu du territoire.
01.12.25 - Population et emploi toujours dynamiques, quelques nuages sur le chômage
L’Observatoire statistique transfrontalier (OST) publie l’édition 2025 du portrait du territoire transfrontalier. Ces résultats sont le fruit de la collaboration entre l'Office cantonal de la statistique du canton de Genève (OCSTAT) et l'Insee Auvergne-Rhône-Alpes.

Début 2024, le Territoire franco-valdo-genevois compte plus de 2,9 millions d’habitants. La croissance démographique est soutenue depuis 1999 ; si elle tend à ralentir ces dernières années, elle reste néanmoins supérieure à celles observées en Suisse, en Auvergne-Rhône-Alpes et en France métropolitaine.

Fin 2023, le territoire enregistre 1,5 million d’emplois, dont six sur dix sont localisés en Suisse. L’emploi progresse toujours, avec un dynamisme plus marqué côté suisse. Toutefois, le chômage semble augmenter à nouveau sur l’ensemble de la zone. Côté français, en 2024, le nombre de chômeurs transfrontaliers croît nettement, plus fortement que l’ensemble des chômeurs indemnisés.

Au sein du Territoire franco-valdo-genevois, l’Espace transfrontalier genevois regroupe plus d’un million d’habitants en 2022. Même si elle ralentit au cours de la période récente, la croissance démographique reste solide depuis 1999, particulièrement dans la zone d’emploi du Genevois Français et dans le district de Nyon. Cette évolution reste bien plus marquée que dans d’autres territoires de coopération transfrontalière franco-suisse (Arc jurassien et Conférence du Rhin supérieur). Elle s’accompagne d’une hausse encore plus nette du nombre de logements, surtout du côté français, en lien notamment avec des possibilités foncières plus importantes qu’à Genève.

Dans le Genevois Français, plus d’un actif en emploi sur deux travaille en Suisse, principalement dans le canton de Genève. Durant la période 2016-2022, le nombre d’actifs transfrontaliers progresse fortement, plus vite que par rapport aux cinq années précédentes.

Les ménages transfrontaliers du Pôle métropolitain du Genevois français ont un niveau de vie comparable à celui des habitants du canton de Genève et nettement supérieur aux non transfrontaliers.
11.04.25 - Les ménages français transfrontaliers ont un niveau de vie proche de ceux du canton de Genève
L’agglomération transfrontalière du Grand Genève, composée du canton de Genève, du district de Nyon et du Pôle métropolitain du Genevois français (PMGF), présente de fortes disparités en termes de niveaux de vie, globalement élevés mais inégalement répartis. Les résultats de la publication de l’Observatoire statistique transfrontalier sont le fruit de la collaboration entre l'Office cantonal de la statistique du canton de Genève (OCSTAT) et l'Insee Auvergne-Rhône-Alpes.

En 2018, le niveau de vie médian s’élève à 42 100 euros1 dans le canton de Genève, à 56 200 euros dans le district de Nyon et à 29 400 euros dans le PMGF. Les habitants du district de Nyon bénéficient ainsi d’un niveau de vie près de deux fois supérieur à ceux du PMGF. Les ménages transfrontaliers du PMGF ont un niveau de vie très proche de la médiane genevoise (41 900 euros) et nettement supérieur aux non transfrontaliers (20 200 euros).

Le travail transfrontalier réduit considérablement le risque d’exposition à la pauvreté, mais contribue aussi à une forte hétérogénéité des revenus au sein du PMGF. Sans surprise, les familles monoparentales sont davantage exposées à la pauvreté que les couples, en particulier ceux sans enfants. Les habitants du PMGF les plus exposés à la pauvreté sont ceux qui ne bénéficient pas de revenus transfrontaliers, souvent domiciliés dans des zones urbaines très proches du canton de Genève.

Les inégalités de revenus sont élevées dans le Grand Genève.
  • Une première mesure d'inégalité, l'indice de Gini, montre que les disparités de niveau de vie sont plus importantes dans le canton de Genève (0,42) que dans le PMGF (0,36) et que dans le district de Nyon (0,37). La présence de très hauts revenus, surtout dans le canton de Genève, influence fortement cet indice.
  • Une autre mesure d'inégalité, le rapport interdécile, souligne un aspect différent des disparités de niveau de vie : les 10 % les plus aisés ont un niveau de vie au moins 5,4 fois plus élevés que les 10 % les plus modestes dans le PMGF, soit davantage que dans le canton de Genève (4,7) et dans le district de Nyon (4,5).
1 Pour ne pas alourdir la lecture, une seule devise a été utilisée, l'euro.