Espaces d'observation

L'observation est réalisée à deux échelles : le Territoire franco-valdo-genevois et l'Espace transfrontalier genevois.

Territoire franco-valdo-genevois

Il couvre quatre entités institutionnelles : les deux cantons suisses de Genève et de Vaud, et les deux départements français de l'Ain et de la Haute-Savoie.

Dans ces territoires, s'insère l'Espace transfrontalier genevois, soit un bassin de vie et de travail transfrontalier, qui s'est constitué peu à peu depuis plus de 30 ans, avec des relations qui s'intensifient toujours plus, s'approfondissent et s'étendent géographiquement.

Le champ géographique couvert par l'Observatoire traduit un indispensable élargissement au-delà des limites de l'agglomération genevoise (pour les Suisses) ou de l'aire urbaine de Genève-Annemasse (pour les Français) : si l'entrée en vigueur des accords bilatéraux entre la Suisse et l'Union européenne, le 1er juin 2002, n'inaugure pas une ère nouvelle, elle apporte néanmoins des changements grandissants dans les conditions-cadres. Les effets du développement de la zone d'influence de Genève se font sentir dans des périmètres plus lointains. En outre, elle-même tend à s'agrandir géographiquement. Chacun des quatre territoires doit donc avoir une perception homogène et cohérente des situations et des évolutions. Cela permet de situer le particulier dans le tout et d'identifier les éventuelles disparités. Considérer les quatre territoires intégralement permet en outre de définir des espaces à géométrie variable dépendant des problématiques traitées, autrement dit des périmètres d'études spécifiques. Enfin, c'est répondre de façon anticipée aux besoins des autorités qui visent toujours la recherche d'un équilibre au sein de leur territoire.

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Quelques chiffres concernant l'agglomération franco-valdo-genevoise

L'Espace transfrontalier genevois

Dans ses analyses, l'Observatoire statistique transfrontalier s'attache à considérer l'ensemble formé par trois entités territoriales :
- le canton de Genève,
- le district de Nyon,
- et, en France, la zone d'emploi du Genevois-Français, à cheval sur l'Ain et la Haute-Savoie.

La zone d'emploi du Genevois-Français - ce type de zonage est déterminé principalement à partir des déplacements domicile-travail -, fait sens par rapport à la région transfrontalière et, opérationnellement, permet de disposer de données statistiques aisément et sans limite de secret statistique.

En 2010, l'INSEE a révisé la partition de l'ensemble du territoire français en zones d'emploi. Au terme de l'exercice, celle du Genevois-Français gagne en direction de la vallée de l'Arve, du Chablais haut-savoyard et, côté Ain, de Belley.

Le périmètre de la zone d'emploi du Genevois-Français ne recoupe pas exactement celui de l'Association Régionale de coopération des collectivités du Genevois (ARC), qui œuvre au Projet d'agglomération franco-valdo-genevois : sur les 116 communes de l'ARC, 108 font partie de la zone d'emploi du Genevois-Français. Parmi les 8 communes hors de cette dernière, 7 appartiennent à la zone d'emploi du Chablais, Thonon-les-Bains étant de très loin la plus importante. Au final, 86 % de la population des communes de l'ARC résident dans la nouvelle zone d'emploi du Genevois-Français. L'information statistique sur l'Espace transfrontalier genevois reste pertinente pour les acteurs du Projet d'agglomération.

L'Espace transfrontalier genevois représente plus du tiers (37%) des habitants, des emplois (38 %) et des logements (34 %) du Territoire franco-valdo-genevois.

Quelques chiffres concernant l'agglomération franco-valdo-genevoise