Espace transfrontalier - 2. Marché du travail
Juillet 2008 - Une série de 7 cartes sur les communes de l'Ain et de la Haute-Savoie, où résident des titulaires d'un permis frontalier délivré dans le canton de Genève, met en évidence simultanément l'élargissement du bassin de recrutement du marché de l'emploi genevois et la concentration accrue des frontaliers dans l'agglomération transfrontalière.
Entre 2002 et 2007, on compte 37 communes de plus dans l'Ain et la Haute-Savoie, où le seuil des vingt titulaires d'un permis frontalier délivré dans le canton de Genève est atteint. L'aire de recrutement du marché de l'emploi genevois s'étend et se consolide, côté Haute-Savoie, sur les arrières d'Evian (en Pays de Gavot), toujours plus loin en vallée de l'Arve, autour d'Annecy et jusqu'à Rumilly; il s'agrandit aussi dans la région de Seyssel, à cheval sur les deux départements, et dans le Pays bellegardien.
Entre 2002 et 2007, on compte près de 130 communes de plus dans l'Ain et la Haute-Savoie, où résident quelques frontaliers (moins de 20). En 2007, ce sont donc presque toutes les communes de Haute-Savoie qui en comptent au moins un; dans l'Ain, cette dissémination du phénomène frontalier se fait sensible du côté d'Oyonnax et Nantua, de Culoz et Seyssel, de Belley et même d'Ambérieu.
Les accroissements relatifs les plus forts du nombre de frontaliers sont observés aux abords de l'agglomération, dans la vallée de l'Arve et la région d'Annecy. Toutefois, le plus grand nombre de frontaliers réside toujours près de la frontière franco-genevoise, les trois communes d'Annemasse, Gaillard et Saint-Julien-en-Genevois venant et restant en tête. En 5 ans, la première a "absorbé" 2 500 frontaliers de plus et chacune des deux autres 1 000.










